• Chez les Romantiques du XIXè siècle, le sentiment du sublime naît de l’expérience de la Grande Nature : un vertige intérieur où l’émerveillement se mêle à l’inquiétude, où l’émotion excède la raison. Une paroi abrupte fascine autant qu’elle effraie, une forêt noyée de brume enveloppe autant qu’elle oppresse.

    Aujourd’hui, le sublime romantique prend une résonance nouvelle. Le bouleversement climatique intensifie la fragilité du monde naturel et ravive ce sentiment ancien d’un beau qui vacille, qui se transforme ou qui est sur le point de disparaître.

    Car le beau est le commencement du terrible explore l’expérience du sublime pour retrouver cette émotion contradictoire, là où quelque chose nous échappe et nous transcende.
    Les paysages et les présences du vivant portent en eux ce vacillement qui semble nous élever, reliant intimement la terre et le ciel. C'est dans cet espace que le sublime devient acte de résistance, une invitation à l'humilité et à une conscience plus profonde de notre appartenance au vivant.

Car le beau est
le commencement du terrible